QUI SOMMES NOUS ?
L’association pour la non violence aux Antilles, présidée par Madame Sandrine CALMO a été créée en mai 2013 suite à la recrudescence de la violence qui sévit depuis des années dans les iles de l’Outre-mer.
L’année 2013 a été meurtrière pour la Guadeloupe et la Martinique avec plus de 54 jeunes décédés par arme à feux soit environ un mort par semaine.
Nous assistons à une médiatisation grandissante des actes de violence aux Antilles, un abandon des responsabilités familiales, un laissé aller chez certains jeunes et surtout des moyens inadaptés pour faire face.
Ce sentiment d’insécurité face à la banalisation des armes à feu la population n’en peut plus!
Nous avons donc juger qu’il était important de mettre en place une association militante pour la non-violence dans l’Outre-Mer afin d’élever les consciences et faire changer les choses.
La violence est l’utilisation de force physique ou psychologique pour contraindre, dominer, causer des dommages ou la mort.
Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance. Pour l’année 2013 la Guadeloupe et la Martinique ont comptabilisé la mort de 54 jeunes gens décédés de morts violents, par armes à feu, soit 1 mort par semaine. Pour l’année 2015 la Guadeloupe atteint le triste record de 45 homicides, et autant de braquages
Pour le département de la Martinique on dénombre déjà plus de 80 braquages avec faits de violences. Les départements d’outre-mer connaissent une violence permanente illustrée par une criminalisation des rapports entre les personnes de plus en plus jeunes.
Le nombre d'homicides à augmenter d'une manière alarmante alors qu'en métropole il baisse !
Les chiffres de 2013 que je viens de regarder sont criants :
Métropole : 1.1 homicide pour 100 000 habitants
Guadeloupe : 32 homicides pour env. 400 000 habitants, soit 8 fois plus
Que dire aujourd'hui avec les 45 homicides de 2015 !
Cette violence n’est pas le résultat d’un simple conflit, ni un acte accidentel, c’est le symptôme d’une société laissé à l’abandon, d’une jeunesse livrée à elle-même. Le chômage de masse que subit la population des départements d’outre-mer est un facteur important dans le délitement de la société car dans une société de l’hyper consommation avec 60% de jeunes sans travail, ceux que l’on appelle désormais les « sans dents » veulent prendre part au buffet.
Cette violence n’est pas seulement dans ce type de conflit elle est multiforme car elle touche aussi la cellule familiale où les violences conjugales sont de plus en plus constatées. L’association de « lutte contre la violence aux Antilles » dénonce et se mobilise contre cette violence et demande au gouvernement, au politique local de redoubler d’efforts afin de faire cesser cette fureur qui laisse des femmes, des hommes, des familles dans le désarroi.
Présidente de l'association S.CALMO



