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Comment combattre la violence ?

  • 17 déc. 2015
  • 3 min de lecture

Pour combattre la violence, il faut en connaître les causes. Bien qu'elles soient multiples, vous noterez qu'elles se situent à deux niveaux majeurs. Le premier niveau correspond à l'individu lui même, c'est-à-dire à ce qu'il est en tant qu'être humain. C'est ainsi que certaines personnes, en raison de leur caractère, de leur tempérament et de leur niveau d'évolution, sont plus violentes que d'autres ou cèdent plus facilement à la violence. Elles s'énervent rapidement et deviennent vite agressives lorsqu'elles sont contrariées ou confrontées à une situation qui les irrite ou les perturbe. Cela dit, la violence prend également sa source dans des causes plutôt extérieures à l'individu. Il arrive en effet que des personnes non violentes de nature en viennent à faire preuve de violence dans des conditions qui les exaspèrent ou qui heurtent leur sensibilité profonde : misère sociale, sentiment d'injustice, impression d'insécurité, etc. Lorsque ces deux causes majeures de violence sont réunies, à savoir un individu de tempérament violent soumis à une situation qui est par elle-même génératrice de violence, celle-ci atteint son paroxysme, avec tous les effets destructeurs qui en découlent. C'est alors l'engrenage d'un processus qui s'auto-alimente aussi longtemps que rien n'est fait pour y mettre fin.

De ce qui précède, il en résulte que pour combattre la violence, il faut agir au niveau de l'individu lui-même et au niveau de la société. Le premier niveau d'action pose tout le problème de l'éducation, laquelle est en perdition depuis trop longtemps. L'idéal en la matière serait que les parents et les adultes en général se fassent un devoir d'inculquer la non-violence aux enfants. Cela suppose qu’eux mêmes leur donnent l'exemple dans ce domaine en s'efforçant, entre autres, d'être paisibles intérieurement, de parler calmement, d'agir avec sérénité, et naturellement en condamnant la violence sous toutes ses formes. Pour ce qui est de la société en général, il s'agit de faire en sorte qu'elle n'incite pas à être violent. Cela implique, certes de lutter contre la misère sociale, le sentiment d'injustice, l'impression d'insécurité, etc., mais également de mettre un terme à la violence gratuite qui s'affiche continuellement sur les écrans de cinéma, de télévision et de jeux vidéo. Il me semble en effet que la cause majeure de la violence est la violence elle-même, car elle l'entretient chez les personnes qui ont un tempérament violent et la développe chez celles qui sont a priori non violentes. Parallèlement à ces mesures préventives, il me semble indispensable de sanctionner tous les actes de violence avec humanisme et à la mesure de leurs conséquences. À cet égard, l'impunité est un non sens, car elle est une dérogation humaine à une loi divine, en l'occurrence le karma.


Le meilleur moyen de combattre la violence est donc d'éveiller cette vertu qu'est la non-violence, et ce, dans nos pensées, dans nos paroles et dans nos actions. Cela suppose d'apprendre à maîtriser toute impulsion d'agressivité, si possible dès qu'elle se manifeste dans notre conscience.


À cet effet, le mieux est d'utiliser notre volonté pour remplacer cette impulsion négative par une pensée ou une émotion positive, jusqu'à ce que nous ayons retrouvé notre calme intérieur. Par ailleurs, lorsque nous sommes confrontés à une situation où une autre personne est agressive à notre encontre ou à l'encontre d'un tiers, nous devons éviter de créer un rapport de forces avec elle, et même tout faire pour apaiser les choses. Cela exige naturellement un certain effort et une certaine diplomatie, mais l'enjeu en vaut la peine.


D'une manière générale, tout citoyen responsable devrait favoriser le dialogue et privilégier l'harmonie dans ses relations avec autrui, afin d'être un agent de non-violence et par là même un vecteur de paix sociale. En cela, les Rosicruciens ont toujours été convaincus que c'est dans l'évolution et non la révolution que se situent les fondements du progrès humain.


 
 
 

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